Autour de la recréation d’œuvres chorégraphiques : actes de la journée

Actes de la journée professionnelle

Qu’est-ce qui fait sens dans le fait de commander ou choisir de reprendre une œuvre, la relire, la réécrire, l’interpréter, vingt ans après ?

Pendant ces presque vingt dernières années, la « jeune danse française » n’a travaillé que par et pour l’instant présent, laissant le répertoire à la danse classique. Puis la disparition prématurée de chorégraphes, notamment celle de Dominique Bagouet et l’institutionnalisation de la  danse dans les Centres Chorégraphiques Nationaux a changé la donne. La danse contemporaine a commencé à s’intéresser à son histoire.

En 2011, le remontage inédit de deux pièces cultes de cet âge d’or de la danse s’inscrit dans un mouvement de réappropriation et de transmission d’un répertoire contemporain ; deux jeunes danseurs prenant la place des créateurs initiaux, propres interprètes de leur danse. Ces pièces sont aussi des histoires de couple, des duos ou « corps à corps », symptomatiques de ces années de folle jeunesse et d’emballement.

La journée proposée s’articule autour de ce programme et de cette démarche de recréation d’œuvres en interrogeant le choix de l’œuvre, les notions de répertoire pour une compagnie, de patrimoine, au regard de la création, de « devoir de mémoire », de perception ou réception par le public actuel ou de l’époque… notion de culture chorégraphique, de génération, de bagage… Et puis, la « grande » question de la transmission, le rôle de l’interprète, l’importance du vécu et des influences postérieures à la création, de la singularité… présence ou absence du chorégraphe ? Et enfin la question de ce que l’on transmet, ce que l’on accepte de perdre, ce que l’on garde…

Posté le 01/12/11