COREPS / Instance de dialogue social en région

La circulaire N° 2004/007 [1] datée de mars 2004 incitait à la mise en place d’instance de dialogue social dans chaque région [2] ; dès juillet 2004, la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bourgogne installait la Commission Régionale des Professions du Spectacle vivant, du cinéma et de l’audiovisuel [3] (COREPS) et en confiait la coordination à Liaisons Arts Bourgogne. Depuis son installation, les membres [4] de la COREPS se sont attachés à porter leurs réflexions sur les questions d’emploi, de formation, de réglementation. De ces travaux ont émergé diverses actions ou outils : information sur la formation professionnelle continue, soutien à l’élaboration du portail interrégional pour le cinéma et l’audiovisuel [5], mise en place des rencontres professionnelles du lab [6], observation de l’emploi et de la formation [7], comité technique autour de la déclinaison d’un accord ADEC en région Bourgogne [8]

 

Une lecture du spectacle vivant et de la production cinématographique en Région Bourgogne.

Liaisons Arts Bourgogne, structure coordinatrice des travaux de la COREPS depuis décembre 2004, supervise, dans ce cadre, les travaux d'observationde l'emploi et de la formation concernant les secteurs du spectacle vivant et de la production cinématopgraphique en Bourgogne. Une première lecture avait été réalisé en 2007 et les conclusions en étaient les suivantes: "un nombre croissant de professionnels ou de prétendants à l'exercice se partagent de façon disparate (du fait de jeux de réseaux, de connaissances...) un volume de travail, certes en progression, mais nettement moins rapide. De plus, ils travaillent de manière de plus en plus fragmentée pour des durées cumulées d'emploi dont la moyenne décline progressivement pour certains métiers."

 

Qu'en est-il quatre ans après cette première analyse ? Comment vivent, travaillent, se forment les salariés bourguignons du spectacle vivant et de la production cinématographique?

Rappelons que la spécificité des métiers de ces secteurs réside en partie dans le recours au régime de l'intermittence, régime d'assurance chômage particulier dont le cadre est défini par les annexes VIII et X de l'assurance chômage. L'ouverture de droits à ce régime dérogatoire est conditionnée à la réalisation d'au moins 507 heures d'activité au cours des 10.5 mois pour les artistes et de 10 mois pour les techniciens.

 

Ces deux études résultent d'un travail collectif et collaboratif rassemblant des professionnels réunis au sein d'un comité de pilotage - citons par exemple : la DRAC, l'AFDAS, Pôle emploi, l'URSSAF, les syndicats d'employeurs et de salariés ainsi que des professionnels non-syndiqués... - et d'une téroite collaboration avec le C2R Bourgogne qui est chargé du traitement statistique des données.

 

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[2] Les régions qui disposent aujourd’hui d’un tel dispositif sont, outre la Bourgogne, Poitou-Charentes et Languedoc-Roussillon.

[3] Notons que le groupe de travail cinéma/audiovisuel est interrégional Bourgogne/ Franche-Comté.

[4] Services de l’Etat, organismes sociaux, collectivités territoriales et partenaires sociaux principalement.

[6] Les différentes formes d’une entreprise culturelle, les inégalités hommes/femmes dans le spectacle vivant, les outils de l’économie sociale et solidaire, les emplois aidés, la retraite des salariés intermittents, le travail illégal…

[7] En 2006 et 2011, en partenariat avec le Centre Régional de Ressources pour le travail, l'emploi et la formation (C2R) : www.c2r-bourgogne.org

[8] Cf. articles Gambettes 30 et 31. Un ADEC spectacle vivant a été signé en novembre 2011 en Bourgogne, accord qui a permis la mise en place d’une offre régionale de formation pour les métiers artistiques, techniques et administratifs, voir notre site ou le site  dédié de l’AFDAS : www.stages.afdas.com/bourgogne

 

 

 

Posté le 01/12/11